15 juin 2008
Sentiment d'un soir
J’ai l’être impur, honoré de violence,
Les sentiments tranchés dans l’intuition nostalgique,
Comme ces nuages sauvages dans les hauteurs sacrées…
L’immense négatif m’enveloppe sous ses songes funèbres,
Source d’angoisse, s’effondre aux certitudes inconditionnelles,
Quelques larmes étalant mes humeurs, comme perception ordinaire...
Ma pensée en exil introduit l’existence,
Sous le corps de la lune qui soustrait le visible,
Elle me murmure de sombrer, sous le chant des étoiles…
Je me scrute dans le simulacre cérébral,
La claire conscience aveugle à elle-même,
S’efface, dans un ailleurs transfiguré…

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(Texte par Crocoeur)
02 juin 2008
Mercure
J’ai les yeux en cire épandue dans le firmament,
Les barrières du ciel refermées dans les paumes de mes mains,
L’ombre et la pensée idéalement fixées dans le sceptre des âges…
Le gourdin brandi dans les tempêtes électriques,
Rédigeant les runes dans l’informe mouvance ténébreuse,
Et la plume brisée dans ce rêve artificiel…
Nous sommes jouets de ces dieux qui nous rêvent dans le mortel,
Le cordage d’un sang tissant les songes au venin éphémère,
Comme la lumière fertile, dans ces yeux aux couleurs du ciel…
Les tendres comètes fumantes bercées dans ce nid d’obscur,
Le destin défini, comme l’illusion se survit à elle-même,
Nous retient, dans la sublimation d’un désir…

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(Texte par Crocoeur)
22 mai 2008
Amnésique
J’ai le désir d’unifier le changement,
Comprendre le devenir dans l’altérité du doute,
Se voir dans un reflet où s’exprime la rétention de soi,
Offrir mon âme qui suppose l’autre réel,
Dans le ciel des cieux où languit l’illimité…
Les errances vagabondes comme seules constantes,
L’intention d’un espoir comme sentiment d’appartenance,
Me transfusant les affres d’un abandon…
Se défaire, et revenir, le temps figé en cristal pur,
Sentiment originel, je me suis retrouvé en me perdant…
Où se cherchent les surimpressions des consciences,
Dans les racines d’un rocher de glace,
Mon ciel ne se coordonne plus, hors de l’existence,
Il est le monde, immergé, sans conception,
Comme une pluie confiée aux larmes…
Tant de vérités possibles, prolongeant les apparences,
Toutes semblables, toutes uniques,
Même au-delà de soi, ces illusions nous éduquent,
Une attente qui s’oublie dans les interrogations,
Je vis à l’espoir nécessaire que nous sommes…

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(Texte par Crocoeur)
14 mai 2008
Requiem d'un Ange
A Daniel,
Le vent n’est qu’un spectre, dans les finis possibles,
Ton souffle n’est qu’éternité dans l’intitulé d’une vie,
Une terre de lueur dans les miroirs uniformes…
L’eau du soleil tendrement bercée dans l’éther câlin,
Déversant nos vagues pour briller aux supplices,
Je t’indéfinis, là où les certitudes s’unissent…
Nos quelques ailes accrochées aux rayons de lune,
Les âmes liées, comme un retour sur soi,
Dans l’inconnu s’attise, la silhouette du désir…
Chaque matin qui se lève, me parfume de tes mots,
Ma propre identité se donne à toi, enlacée dans l’eau qui coule,
Dans une symphonie qui nous fait étranger, je te bois…
De nous mêmes, confondus aux arcanes des mots,
Essence du monde ou venin de l’enfer, qu’importe,
Car loin de tes yeux, Archange, c’est mourir sans voir loin…

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(Texte par Crocoeur)
04 mai 2008
Eperdu
Figé, tel un mirage du passé,
Le regard dans la foudre, comme je m’imagine,
La flamme, dans le sang de l’hiver…
Pleuvra t-il des étoiles,
Dans le sang de mes larmes,
Ou des murs de souvenirs,
Dans les plis de l’oubli ?

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(Texte par Crocoeur)
03 mai 2008
Vaticination
J’ai passé les soupirs exhalés dans le silence qui me définit,
Aux vagabonds souvenirs qui palpitent dans les innombrables murmures,
Assombrissant la vertu, quand vos yeux sont réceptacles de certitude…
L’obscur silence qui tourmente la souvenance du ciel,
Elle me traverse dans l’intègre tribulation,
Sous mes ailes qui rythment le chant des cieux…
Le fil conscient déroulé en étole chromatophore,
Sa croyance qui m’arrache et me guide,
Disciplinant le temps perpétuel…
Les marches des vagues qui gravitent sur le flan des rocs,
Epuisant dès l’aurore la nef aux clés sensorielles,
Rien n’attend les morts, que le remords d’avoir été souffrance…
Je m’associe à l’esprit, adressé par la foi soucieuse,
Nous épousons l’éther et le sel, le ciel et la terre,
Il me tente de lui fondre mon intime,
Car en lui, je vis plus que les 3 Pré-Cogs…

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(Texte par Crocoeur)
22 avril 2008
Futile
Je me suis astreint à charmer ma morale,
Influençant l’art seul raisonnable,
Tendre et aboutir à cette perfection que nous adulons.
L’art du plaisir se change à la précellence libérale du « plaire »,
Si impersonnel, et pourtant recréant l’œuvre morale,
Exerçant le pouvoir esthétique comme la pleine puissance irréfragable,
Nourrissant moralement notre ego,
L’âme physique et perceptible qui nous habille,
Reléguant la dignité à sa forme la plus impropre.
La beauté n’est rien qu’un produit qu’on achète,
Sous couvert de perdre la signification de l’authentique,
La convenance de l’uniformité qui nous indigne,
La loi implacable de la mode,
Engendre l’harmonie confusionnelle,
Ni clair, ni noir,
Le parfait fusionné au faux,
Le vrai amalgamé au sublime…
Les représentations ne sont que considérations de notre intelligence,
La différence proprement dite,
Ce qui touche, qui habite, notre raison, notre imagination,
Dressant, classifiant, séparant, l’apparence de la vérité,
Révélant cette disconvenance…
La dualité du pouvoir moral, et du pouvoir physique,
La soumission spirituelle de l’émotion,
La lutte donnant la mesure de la force,
Se sacrifiant pour l’obéissance, sans autre motif de satisfaction,
Que l’illusion de croire plaire, sans autre réprobation de soi même…

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17 avril 2008
Plume de Soleil
A Jennä,
J’ai vu bien des aurores coincées dans l’injure du temps,
Les yeux dépeindre les ardoises de nos choix,
Dans les néants soulevés par l’océan d’un regard…
J’ai médité dans le sang lacrymal,
Le tonnerre neural où s’achève la vérité,
Qui se meurt dans un cri de poussières…
Je me fus exilé dans un cercle hors du temps,
La rosée stellaire fusionnelle au chemin du réel,
Qui s’étend, dans un vide figé…
Aux buveurs d’étoiles, l’Eden a brûlé,
Je regarde les clairs éclairs se fondre dans la clarté de l’aube,
Et la trace de l’univers se déverser en fragments d’étoiles…

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15 avril 2008
Reflet virtuel
Je me parais, purifiant dans les cimes,
Mon miroir en pierre exigeant l’abstrait,
Adressé par l’indifférence, qui me sert de foi…
Je me représente dans l’encre virtuelle,
Noyé de pixels à l’accent aboyant,
Qui me chantent le monde dans l’univers muet…
Je me sépare, sans paradoxe,
Ce « nous » virtuellement possessif,
Conscient et figuré dans l’ombre plus visible…
J’ai senti mes regrets, se fondre dans l’avenir,
L’intrusion du réel noyer mes croyances,
Conjuguer ma conscience dans les spasmes de l’espoir…
La vision étendue dans l’impensable savoir,
Qui par existence relativise nos certitudes,
Exsudant ces milliers d’orages, comme la plus pure expression…

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(Texte par Crocoeur)
03 avril 2008
Séquestré
J’ai ce souvenir, fut-il insignifiant,
Dans une pieuse et douce émanation.
Cette sombre et tendre fureur, au balancement égorgeur,
Qui me traverse dans le raisonnement de l’acte…
L’art de s’identifier dans les souffrances,
L’exultation divine d’une symbiose,
Arrachant chaque larme pour chaque cri,
Déliant le fluide neural, du raisonnement à la volonté…
Je suis l’aspect, tournant les horizons,
La théorie saine et morale, au touchant sublime,
La raison ordonnée dans l’attrait considéré,
Enfermé dans ce labyrinthe d’erreurs et de désirs…
La nuance morale patronnée dans l’illogisme,
Aux yeux nécessaires dans l’impression contiguë,
Et l’âme vulgaire, assimilée comme un principe de l’émotion,
Tremble dans le regret comme un sentiment contraire…

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(Texte par Crocoeur)










