14 mai 2008
Requiem d'un Ange
A Daniel,
Le vent n’est qu’un spectre, dans les finis possibles,
Ton souffle n’est qu’éternité dans l’intitulé d’une vie,
Une terre de lueur dans les miroirs uniformes…
L’eau du soleil tendrement bercée dans l’éther câlin,
Déversant nos vagues pour briller aux supplices,
Je t’indéfinis, là où les certitudes s’unissent…
Nos quelques ailes accrochées aux rayons de lune,
Les âmes liées, comme un retour sur soi,
Dans l’inconnu s’attise, la silhouette du désir…
Chaque matin qui se lève, me parfume de tes mots,
Ma propre identité se donne à toi, enlacée dans l’eau qui coule,
Dans une symphonie qui nous fait étranger, je te bois…
De nous mêmes, confondus aux arcanes des mots,
Essence du monde ou venin de l’enfer, qu’importe,
Car loin de tes yeux, Archange, c’est mourir sans voir loin…

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.
(Texte par Crocoeur)
Commentaires
Si puissantes
Images et émotions en lisant ce requiem. J'entendais le vent me le dire et la beauté descendre à mon regard.
Il me plait beaucoup ce poème.
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