15 juin 2009
Hypertrophié II
Je veux voguer là où périssent les pulsions conceptrices,
Ouvrir aux vaincu les injonctions biotiques dans les strates de la nature,
Ce guide animant le sidéral dans les instances innées.
Je veux extirper de ces effluves velléitaires le conflit psychique,
Restituer cet alter qui ne peut nous ouvrir à autre chose que lui-même.
Je veux incruster une source intérieure où s'abolit le clivage émotionnel,
Dénouer l’instant dans une efflorescence indistincte et infinie…
Le sensoriel éclate la psyché des affres sacrificiels,
Pour se détacher des visages d’un dieu intra-personnel,
Où l’alliance du soleil embrasse l’opacité brumeuse des pensées,
Le créant tournant sans fin dans la coupe de l’iris voilée…
La caresse de nos esprits ceint l’harmonie éclose sous notre ciel,
Quand le vent couronne d’un azur plus doux la marche de nos jadis...
D’un dernier regard, tissage de lueur sauvage au symphonique de l’œil,
Je mélange nos larmes sous la rosée brûlée par mon orage…

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(Texte par Crocoeur ; Image Viviphyd)
14 mai 2009
Viens et Vois
Vois surgir le minéral oublieux de la terre,
S’appartenir dans une pupille sensorielle,
Le chagrin électrique bleuter les réseaux coronaux…
Sublime le mercure où s’abreuve ce qui est, et va se perdre enfin,
L’équanimité d’un reflet sans embrun de la conscience
Se révéler à soi, pour qu’apparaisse ce que l’esprit accepte…
Nous sommes partout du contraste, selon ce qu’il fut,
Le centre ardent de l’harmonie de celui qui nous donne,
Et par qui, passant sa nature, nous associe du changeant au semblable.

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(Texte par Crocoeur ; Image BlackLillian)
27 avril 2009
Armure saline
D’un songe qui vrille dans l’arche de mes peines,
Arrachant dans la ruche océane, les néons intimistes,
Je tamise les mélodies à l’écorce résignée,
Ce calme qui s’éventre dans l’interrogation,
Fermant les clairières rougeâtres où saigne le sceau encré…
Montre-moi l’illusion où l’on se perd autant que l’on s’y cherche,
Offre-moi des chemins forgés sur les vertiges d’un aléa,
Transforme mes racines cimentées en effluves de cristal,
Deviens le vital, voguant les sentiers qui forment l’intégrité psychique,
Trempe mon ascension lyrique dans les orbes d’un ruisseau noyé…
Elles sont venues les glaces de la hauteur mouvante,
Les tomahawks qui furent vents, courber le sabre vertébral,
Emane ainsi le monde en fleur, porté de poussières d’océans,
Quand l’orgue de glace pour s’éveiller avec l’aurore humide,
Fond les champs salin, en lueurs d’oxygène…

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(Texte par Crocoeur ; Image navate)



